Les fondements de la santé de l’enfant

En préconceptionnel

Avant même la conception, le couple peut agir sur la santé futur de l’enfant en équilibrant son mode de vie : alimentation biologique, locale et de saison, activité physique régulière et adaptée, sommeil de qualité, mais aussi en réduisant au maximum les perturbations endocriniennes de son environnement, qu’elles soient présentes dans l’alimentation conventionnelle, dans l’eau non filtrée ou embouteillée, dans les contenants en cuisine, les cosmétiques, les produits ménagers, le tabac, les médicaments allopathiques, etc.

Il est possible et conseillé de prendre rendez-vous avec un professionnel de santé connaissant cette période de la vie (médecin, sage-femme, nutritionniste, naturopathe, etc) qui puisse conseiller le couple avec un régime adéquat et des compléments alimentaires pertinents. Par exemple, on sait qu’un statut optimal en vitamines du groupe B améliore la fertilité et la qualité embryonnaire ; une consommation régulière d’oméga 3 élongués EPA DHA module le microbiote de la future mère et aide à réduire l’inflammation ; le zinc améliore la qualité du sperme et l’immunité. Optimiser la fonction thyroïdienne améliore le développement cérébral de l’enfant à naître. Il est par ailleurs impératif de bien prendre en charge les maladies auto-immunes avant d’envisager une grossesse.

NB : un microbiote saine chez la mère permet un microbiote sain au niveau du placenta pour le bébé.

L’enfantement

Les enfants nés par les voies naturelles bénéficient d’une colonisation par les bactéries vaginales de leur mère, ce qui crée une base saine pour leur microbiote intestinal et donc, leur immunité. Pour les petits nés par césarienne, il est possible de leur faire téter un écouvillon (ou même le doigt) préalablement inséré dans le vagin maternel.

Idéalement, le cordon est laissé intact à la naissance, au moins 3 minutes et si possible jusqu’à ce qu’il cesse de battre. Ainsi, le nouveau-né récupère le volume de sang contenu dans le placenta et double ses réserves en fer, limitant le risque de carence martiale pendant les 6 premiers mois de sa vie. Le fer est impliqué dans une neuro-développement normal chez le bébé.

L’allaitement

L’allaitement au sein est une alimentation à la carte pour le nourrisson. Il est recommandé par l’OMS jusqu’aux 2 ans de l’enfant minimum. La composition du lait est aussi vivante que complexe : elle s’adapte aux besoins de l’enfant à tout âge, et même en fonction du sexe de ce dernier ! Plus l’allaitement maternel est long, plus on compte de bénéfices : diminution de la gravité des affections ORL, respiratoires, digestives ; protection vis à vis de la maladie de Crohn ; moins d’allergies en cas de terrain allergique familial ; protection face à l’obésité… Sans compter le caractère pratique et immédiat du lait à la demande. Le développement du visage de l’enfant allaité est plus complet : mâchoire, palais et dentition sont plus harmonieux, favorisant le langage et la respiration.

L’alimentation de la mère allaitante revêt alors une certaine importance. Elle doit comporter les éléments suivants pour permettre au lait une constitution optimale : vitamines A, D, E, K, C, du groupe B, iode, sélénium, zinc, EPA DHA.

En cas d’allaitement maternel impossible, dès que le bébé est correctement diversifié, qu’il mange avec appétit de tous les groupes d’aliments, se passer des préparation pour nourrisson semble intéressant au profit d’un lait de vache ou de chèvre cru et bio, pasteurisé à la maison de manière douce (pour limiter les risques d’infection bactérienne chez les plus petits).

L’alimentation diversifiée

Les conseils fournis dans le carnet de santé actuel des enfants ne prend pas compte de la capacité digestive des enfants en fonction de leur âge. Dans sa précieuse formation « Pédiatrie Phyto PratiK » avec DFM, Eva Bonadrini rappelle qu’un enfant :

  • entre 0 à 4 mois ne digère que du lait,
  • entre 4 et 6 mois commence à digérer les lipides et les protéines,
  • ne possède une bonne acidité gastrique qu’à partir de 6 mois,
  • voit ses enzymes salivaires capables de digérer l’amidon (contenu dans les pommes de terre, le riz et autres céréales) s’activer autour de 12 mois,
  • ne possède ces mêmes enzymes au niveau pancréatique qu’à partir de 18 mois.

On comprend donc que donner des purées de pomme de terre trop tôt chez l’enfant peut engendre de nombreux troubles intestinaux. Je propose des ateliers pour discuter du timing de la diversification alimentaire idéal. N’hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements.

Mode de vie

Facteurs qui augmentent le risque d’allergie :

  • être un enfant unique
  • naître par césarienne
  • recevoir des traitements antibiotiques
  • être allaité avec des préparations pour nourrisson
  • recevoir des laitages pasteurisés
  • nourriture industrielle / occidentale
  • diversification tardive

Facteurs qui diminuent le risque d’allergie :

  • être issu d’une famille nombreuse
  • fréquenter la crèche
  • diversification précoce
  • vivre des infections dans la petite enfance
  • avoir des animaux de compagnie à la maison
  • vivre à la ferme
  • consommer des laitages crus

Pour faire le point quelque soit le stade de développement de votre enfant, n’hésitez pas à consulter un spécialiste de la fertilité, de la grossesse, de la femme allaitante, du jeune enfant.


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